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Model Context Protocol

Qu'est-ce qu'un serveur MCP ?

Un serveur MCP expose des outils qu'un modèle de langage peut appeler : lire une base, créer un ticket, chercher sur le web. Le Model Context Protocol standardise ces appels, si bien qu'un même serveur fonctionne avec Claude, ChatGPT ou n'importe quel client qui parle le protocole.

Mesures du 9 août 2026

Ce que nous avons compté

8 000
serveurs publiés au registre officiel MCP
2 568
exposent une URL distante active
482
domaines de marques sondés un par un
142
serveurs dont la réponse prouve le protocole

Les questions qu'on pose vraiment

Un serveur MCP est-il un vrai serveur ?

Oui, au sens strict. C'est un service qui écoute sur une adresse et répond à des requêtes. Ce qui change, c'est l'interlocuteur : il ne répond pas à un navigateur mais à un modèle de langage, et il décrit lui-même les outils qu'il sait exécuter.

Un serveur distant s'atteint en HTTP à une adresse comme mcp.exemple.com/mcp. Il en existe aussi des locaux, lancés en ligne de commande sur votre machine, qui parlent par l'entrée et la sortie standard plutôt que par le réseau.

Que fait un serveur MCP, concrètement ?

Il déclare une liste d'outils, chacun avec son nom, sa description et la forme de ses arguments. Le modèle lit cette liste, choisit l'outil qui convient à la demande, l'appelle avec ses arguments, et reçoit un résultat qu'il intègre à sa réponse.

Sur les douze serveurs ouverts que nous avons pu interroger, la moyenne est de six outils par serveur, avec des écarts importants : deux pour Exa, dix-huit pour ScrapingBee.

Un exemple de serveur MCP ?

Le serveur d'Exa expose deux outils, web_search_exa et web_fetch_exa : une recherche web sémantique et la récupération d'une page. Il répond sans aucune clé. Linear, Stripe et Supabase en exposent d'autres, mais réclament une clé d'API.

Notre catalogue en référence 160, avec pour chacun l'adresse du serveur et le mode d'authentification que nous avons obtenu en l'interrogeant.

Que veut dire MCP ?

MCP est le sigle de Model Context Protocol, publié par Anthropic en novembre 2024. « Contexte » y désigne tout ce qu'un modèle doit connaître pour répondre : des documents, des fiches, des outils. Le protocole standardise la façon de le lui apporter.

Le sigle prête à confusion avec d'autres emplois de « MCP » en informatique. Dans le contexte de l'IA, il ne désigne que ce protocole-là.

Que sont les serveurs MCP, au pluriel ?

Un ensemble de services indépendants, chacun couvrant un domaine : un pour vos tickets, un pour votre base, un pour la recherche web. Un client peut en brancher plusieurs à la fois, et le modèle choisit l'outil qui convient parmi tous ceux offerts.

Quelle différence entre client MCP et serveur MCP ?

Le serveur expose des outils, le client les consomme. Claude Code est un client : il se connecte à des serveurs et utilise ce qu'ils offrent. Une même application peut être les deux, ce qui lui permet d'ouvrir ses données et d'utiliser celles des autres.

Quelle différence entre un serveur MCP local et distant ?

Le distant écoute sur une adresse web et sert plusieurs clients. Le local se lance en ligne de commande sur votre machine et ne sert que vous. Seul le premier se branche dans une plateforme hébergée : le second vit et meurt avec votre poste.

La distinction n'est pas théorique. Nous avons sondé les adresses d'AWS, Playwright, Snowflake, Salesforce, Splunk, ServiceNow, PostgreSQL et Obsidian : aucun n'expose de serveur distant. Leurs serveurs MCP existent, mais en local. Les chercher sous forme d'URL est une impasse, et beaucoup de listes d'annuaires entretiennent la confusion.

Comment se connecter à un serveur MCP ?

Il faut son adresse et, selon les cas, une clé. Le client envoie une requête d'initialisation, le serveur répond en annonçant ses capacités, puis le client demande la liste des outils. Trois modes d'authentification existent, comptés plus bas.

MCP remplace-t-il les API REST ?

Non, il s'appuie dessus. Un serveur MCP est le plus souvent une couche mince au-dessus d'une API existante, qui traduit ses points d'entrée en outils décrits pour un modèle. L'API reste la source, MCP en est la présentation.

Les trois modes d'authentification, comptés

Sur les 142 serveurs dont nous avons prouvé le protocole, voici comment ils se protègent. Le mode n'est pas déclaré par l'éditeur : il est celui que le serveur a réellement opposé à notre requête.

Aucune clé14 serveursLe serveur répond à qui l'interroge. Souvent de la documentation ou de la recherche publique.
Clé d'API41 serveursUn jeton statique dans l'en-tête suffit. C'est le mode le plus simple à brancher aujourd'hui.
OAuth87 serveursLe serveur impose un parcours d'autorisation complet. Majoritaire, et le plus exigeant côté client.

Comment ces chiffres ont été obtenus

  1. 01Le registre officiel a été aspiré en entier, puis filtré sur les entrées actives exposant une URL distante en HTTPS.
  2. 02Comme il ne référence qu'une quinzaine des grands éditeurs, 482 domaines de marques ont été sondés séparément sur les cinq conventions d'adresse employées, avec une requête d'initialisation JSON-RPC, une seule fois par adresse.
  3. 03Un code 401 ne prouvant rien, chaque candidat a dû fournir une preuve : une initialisation qui aboutit, un refus formulé en JSON-RPC, ou un en-tête WWW-Authenticate portant resource_metadata au sens de la RFC 9728. Vingt-quatre candidats ont été écartés faute de preuve.
  4. 04Le départage entre clé statique et OAuth s'obtient en présentant un jeton inventé : un serveur qui accepte les jetons statiques le lit et le rejette pour ce qu'il est, un serveur strictement OAuth réclame son parcours sans le regarder.

Les 160 serveurs, un par un

Le catalogue donne pour chaque serveur son adresse, son mode d'authentification et, quand il est ouvert, la liste des outils qu'il déclare.