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Laissez les agents travailler

MÉMOIRE

Une mémoire que vous pouvez ouvrir et corriger.

Ce que vos agents retiennent n'est pas enfoui dans un modèle : c'est une fiche de votre espace, lisible, modifiable, supprimable.

Un souvenir est une fiche

La mémoire n'est pas un magasin caché quelque part sous la conversation. C'est un objet de votre espace, avec ses champs : un nom, une phrase de description, le contenu, et une nature.

Quatre natures, pas une de plus : un fait, une préférence, un retour, une référence. On sait donc toujours de quel type d'affirmation on parle.

Un souvenir se rattache à ce qu'il concerne : un client, un contrat, une autre mémoire. Il n'est pas suspendu dans le vide, il est accroché à votre métier.

Rien ne se mémorise dans votre dos

Un agent ne consigne pas la conversation au fil de l'eau. Écrire un souvenir est un geste explicite, qu'il décide et que vous retrouvez.

Avant d'écrire, il vérifie. Si un souvenir proche existe déjà, l'écriture est refusée et l'agent est renvoyé vers la fiche existante, pour la corriger plutôt que la doubler. Une mémoire qui grossit de variantes du même fait est une mémoire qui ment bientôt.

Le sommaire toujours, le texte à la demande

L'agent porte en permanence l'index de vos souvenirs : quarante entrées au plus, un nom et une ligne chacune. C'est court exprès, et c'est ce qui permet de le porter tout le temps.

Il ouvre le contenu complet seulement quand il en a besoin, ou le cherche par le sens quand il ne sait pas lequel ouvrir.

Vos souvenirs personnels passent avant ceux de l'espace dans cet index, et un souvenir sans propriétaire vaut pour tout le monde.

La conversation longue ne casse pas

C'est un mécanisme distinct, et il vaut la peine de le distinguer : compacter une conversation n'est pas mémoriser. Quand un échange dépasse son budget, tout ce qui précède votre dernier message est résumé, et la fin est conservée mot pour mot.

Si le résumé échoue, la session ne meurt pas. Elle se replie sur une troncature, et l'agent vous le dit plutôt que de faire comme si de rien n'était.

Comment ça marche

Vous corrigez un agent : chez ce client, on facture au forfait, jamais à la journée.

  1. Il propose de le retenir : un nom, une description d'une ligne, le contenu, et la nature. Ici une préférence, pas un fait.

  2. Il vérifie qu'il ne double pas. Une recherche part sur les souvenirs proches, et s'il en existe un, l'écriture s'arrête au profit d'une correction.

  3. Il l'accroche au client. Le souvenir se retrouvera depuis le dossier, pas seulement depuis une recherche.

  4. La ligne entre dans son index. Dès la conversation suivante, sur un tout autre sujet, il sait que cette préférence existe sans avoir à la charger.

  5. Vous gardez la main. La fiche s'ouvre, se relit, se corrige et se supprime comme n'importe quelle autre fiche de votre espace.