RÉFLEXES
Ce qu'un agent a compris une fois, il l'exécute.
Un réflexe est du code écrit par l'agent lui-même, compilé contre le schéma de votre espace, rejoué à l'identique la fois suivante.
Ce n'est pas une règle, c'est du code
Un réflexe ne se configure pas dans un écran de règles, avec un « si » et un « alors ». C'est un vrai programme, en TypeScript, et c'est un agent qui l'écrit.
L'idée tient en une phrase. Un agent qui résout un problème par le raisonnement paie le prix fort à chaque fois : du temps, des jetons, et une part d'incertitude. À la dixième exécution, ce prix n'a plus de raison d'être. L'agent écrit alors le calcul une bonne fois, et se contente ensuite de l'appeler.
Personne ne relit ce code. Ce que vous validez, ce sont ses effets : les fiches lues, celles créées, celles modifiées.
Compilé contre votre schéma, pas contre une idée de votre schéma
Avant d'exister, un réflexe est compilé. Les types de vos objets sont générés depuis votre espace au moment de la compilation, jamais repris d'un cache : un fichier de types périmé serait pire qu'un fichier lent.
Un champ inventé ne compile pas. Un champ calculé ne peut pas être écrit, le typage l'interdit. Un import vers autre chose que le SDK est refusé.
Le résultat est un module autonome, identifié par son empreinte. Compilé une fois, jamais recompilé.
Une seule porte, et pas de clé dans la pièce
Le code s'exécute dans une micro-machine isolée, une par espace de travail, réutilisée à chaud. Le pont avec la plateforme passe par l'entrée et la sortie standard du processus, pas par le réseau.
Aucun identifiant n'y descend. Le jeton de la session reste côté serveur, signé, valable trois minutes et cinq au plus.
Et un réflexe n'a que cinq gestes possibles : lire une fiche, chercher des fiches, en créer, en modifier, en supprimer. Chacun est enregistré comme un effet, et une version qui n'a pas reçu la capacité ne l'obtient pas à l'exécution.
Son propre nom dans le journal
Un réflexe n'emprunte l'identité de personne. Il est un acteur à part entière, avec son rôle, vide par défaut : zéro accès aux données tant que rien ne lui est accordé. Un agent est interactif et surveillé, un réflexe est répétitif et sans témoin, les deux n'ont pas à démarrer avec les mêmes droits.
La chaîne reste lisible de bout en bout : le réflexe a agi, un agent l'a appelé, une personne était à l'origine. Les trois figurent sur chaque exécution.
Un agent ne peut donc pas atteindre par un réflexe ce qu'il ne pourrait pas atteindre lui-même. Le rôle du réflexe est le plafond, et c'est le plus étroit des deux.
Comment ça marche
Recalculer l'encours de quatre cents fiches d'un portefeuille.
L'agent le fait à la main. Il lit les fiches, applique la règle, écrit les valeurs, et raisonne à chaque ligne.
Il écrit le réflexe : le même calcul, en code, contre le schéma réel de votre espace. Les types viennent de vos objets, pas d'une supposition sur vos objets.
La plateforme compile. Typage strict, un seul import autorisé, contrôle de ce que le code peut atteindre. Le module reçoit son empreinte.
La version est promue en une seule opération, et la précédente marquée dépassée. Rien ne peut être promu sans artefact.
L'appel suivant ne raisonne plus. Deux minutes au plus, les effets comptés, la durée mesurée sans que le code ait à se déclarer lui-même.
Les autres briques de ce chapitre
Skills
Votre méthode écrite en clair, ouverte au bon moment.
Environnements
Une machine isolée, outillée, mise en veille sans rien perdre.
Recherche hybride
Le sens et la lettre pesés ensemble, filtrés dans le moteur.
Mémoire des agents
Des souvenirs qui sont des fiches, pas une boîte noire.
Documents métier
Les scans deviennent du texte, les livrables de vrais fichiers.